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B. B. King et les boogaloos

le Dim 06 Juil 2014, 12:44
J'espère ne jamais assister à cela avec Springsteen.

Lors du dernier passage de B.B. King à Montréal, La Presse a souhaité, par charité, que le vénérable monsieur en soit à son dernier tour de piste.

Malheureusement, deux ans plus tard, à 88 ans bien comptés, Riley 'Blues Boy' King était de retour dans la même salle Wilfrid-Pelletier pour un spectacle non plus triste mais carrément gênant.

Un spectacle? Non, un numéro de cirque dans lequel le 'sit-down comic', d'abord attendrissant puis pénible, a relégué dans l'ombre, très très loin derrière, le monument du blues et son inséparable guitare Lucille à qui on était venu rendre hommage.

On s'est vite rendu compte que monsieur King avait des problèmes de mémoire aussi bien pendant la présentation de ses musiciens qui ne sont pas tout à fait des recrues quand même qu'en chantant I Need You So pendant laquelle, visiblement en panne, il a lancé un S.O.S. aux mêmes musiciens.

La voix donnait parfois l'impression d'avoir conservé un peu de sa puissance et, pendant Rock Me Baby, il a fait pleurer sa Lucille et on a cru, comme le disait Paco de Lucia, que la musique trouvait son chemin du coeur jusqu'aux mains.

La suite fut pathétique. Une You Are My Sunshine minable et interminable au cours de laquelle des spectateurs se sont mis à s'égosiller. Puis The Thrill Is Gone, massacrée, pendant laquelle la vedette de la soirée a passé plus de temps à dire qu'il ne serait pas payé s'il arrêtait là qu'à jouer et à chanter.

Certains spectateurs chahutaient, d'autre sortaient à pleines portes avant que son équipe ne parvienne de peine et de misère à le faire sortir de scène en fauteuil roulant.

Le Festival de jazz avait choisi cette soirée triste à pleurer pour lui remettre en mains propres un nouveau prix qui porte son nom et qui honorera désormais un artiste de blues. Compte tenu de ce qu'on savait depuis les concerts de 2012, le Festival aurait dû s'abstenir de le réinviter et lui envoyer son prix par la poste.
http://www.lapresse.ca/arts/festivals/festival-de-jazz/201407/05/01-4781479-bb-king-un-enorme-coup-de-blues.php
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SuzyQueen
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Re: B. B. King et les boogaloos

le Lun 07 Juil 2014, 15:45
Moi ce qui me désole, c'est le manque de respect.

Le gars est agé, le monde veut le cash, le monde veut du sensationalisme.

Le FIJM a été dans le champs ainsi que son manager ou son "vendeur".

De plus la foule a quitté les lieux sans respect, le laissant là sur le stage.

Perso j'aurais fait en sorte que la foule le félicite chaleureusement pour sa carrière, une ou deux tounnes, un peu de jasage, mais pas plus.....

De toute façon, ça fait des années que le FIJM c'est de la bullshit!!!! Checkez qui sont les sponsors et posez-vous des questions.

Un moment donné le monde devra se réveiller!!!!

Les gros événements internationaux: BOYCOTTEZ-LES!!!!
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clement333
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Re: B. B. King et les boogaloos

le Lun 07 Juil 2014, 18:06
Aretha Franklin : mémorable pour les mauvaises raisons


Mise à jour le jeudi 3 juillet 2014 à 7 h 00 HAE


Aretha Franklin était de retour au Festival international de jazz de Montréal mercredi soir. La reine de la musique soul était très attendue, mais la soirée a connu un dénouement très étrange.



Un texte de Tanya LapointeTwitterCourriel


Départ canon

Vêtue d'une robe blanche à paillettes, la chanteuse a effectué avec la chanson Higher and Higher une entrée en scène avec un dynamisme qui ne laissait pas deviner ses 72 ans.

Aretha Franklin succédait à Tony Bennett, qui avait occupé la veille la même scène (avec Lady Gaga) à la Salle Wilfrid-Pelletier. Les deux légendes de la musique étaient en pleine forme, mais Aretha Franklin, elle, n'a pas réussi à susciter une réaction aussi chaleureuse et engagée de son public.

Soirée qui déraille

La chanteuse et son directeur artistique cachaient mal leur déception de devoir encourager les spectateurs pour les faire participer. Un accueil timide, même pendant Jump to it et Freeway Of Love.

Il y a eu les pépins sonores; une piste enregistrée (celle des choristes) qui s'est mise à jouer avant le signal et la chanson Rythm is a dancer qui a commencé à jouer inopinément. La diva a alors dit au sonorisateur qu'on devrait couper son salaire au prix où il était payé par le festival.

Et comme si ce n'était pas assez

Pour son rappel, Aretha Franklin a interprété l'immortelle Respect. Tout allait passablement bien jusqu'à ce qu'elle retire ses faux cils et les lance dans la foule. Geste inusité qui a permis à une admiratrice de s'en faire un souvenir.

La chanson terminée, elle s'est dirigée vers les coulisses et d'un élan qu'on a du mal à s'expliquer, elle a retiré sa perruque et l'a jetée, elle aussi, dans l'assistance.


Décoiffée, la reine de la soul est revenue timidement saluer le public. Sur scène, les musiciens du big band avaient l'air de chiens égarés.

Alors qu'on aurait pu mettre un terme à cette finale déjà maladroite, Aretha Franklin a entamé The Way We Were des coulisses (où on a réussi à l'entrevoir), sans jamais se pointer le nez sur scène et sans finir la chanson.


http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/arts_et_spectacles/2014/07/03/001-concert-aretha-franklin.shtml
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Re: B. B. King et les boogaloos

le Mar 08 Juil 2014, 12:36
Excellent texte de Sylvain Ménard

Je n’y étais pas quand les Doors et Jim Morrison sont venus au Forum en 1969. Sur les publicités pleines de promesses qui avaient précédé le spectacle, ils avaient mis la photo du Lizard King dans toute sa splendeur, torse nu, superbe. Le grand soir venu, le lézard s’était transformé en gros reptile plutôt saoul comme une botte qui hurlait, à chaque instant : «Qui a une demande spéciale? Who cares? On va TOUTES les faire anyways !!!» Deux fois pendant le spectacle, il était tombé en bas de la scène. Ouch…

Je n’étais pas là non plus quand Renaud s’est ramassé dans les tréfonds du pathétique au Spectrum en 2001. Je n’ai pas manqué grand-chose à vrai dire. Qui donc peut avoir envie de voir quelqu’un que l’on a tant admiré s’enfoncer si bas dans l’abîme de ses tourments? Des chums qui ont assisté au naufrage m’en parlent encore l’œil mouillé.

Malheureusement, j’étais là l’autre soir, dans la grande salle de la PDA, pour assister au concert double de Gary Clark (trente fois meilleur qu’en première partie de Kings of Leon en février dernier au Centre Bell) et du grand maître BB King, le bien nommé. Oh, la cata mes amis. La tristesse, c’était à mon tour de m’en faire servir une pointe…

La première fois que j’ai vu BB King, c’était dans ce formidable rassemblement des géants du blues, le 12 octobre 1980 au CEPSUM de l’Université de Montréal (avec Muddy Waters, John Lee Hooker et James Cotton, oui oui, le même jour sur la même scène…). Dans le groupe, BB 1er se distinguait. Vêtu d’un habit bleu électrique pour le moins saisissant et entouré des plus beaux membres de la cour qui l’accompagnaient allègrement pour son heure et quelque de perfor. C’était à l’époque où son BB King Orchestra jouait pour lui et non pas à côté de lui. Samedi soir, c’était à pleurer de le voir ainsi abandonné par sa gang. Un vieux monsieur, épouvantablement seul sur sa chaise, qui jouait un You Are my Sunshine digne d’un débutant sans talent et tenant des propos totalement décousus. L’horreur. À 88 ans, qui donc le pousse à ainsi se déshonorer sur scène? On est ici en droit de parler d’acharnement mercantile. Ne cherchez pas ailleurs, sa gérance et ceux qui le retiennent encore sur la route sont les seuls vrais responsables.

J’ai eu mal. Pourtant, j’avais vécu d’autres épisodes traumatisants avant. Comment oublier Chet Baker au même festival en 1986? Grugé par l’héroïne et incapable de sortir le moindre son de sa trompette. J’ai aussi vu Léo Ferré, au crépuscule de sa vie (du moins, ça avait l’air de ça), chantant difficilement sur des bandes préenregistrées. Dans le même ordre d’idées, je me souviendrai pour l’éternité de Serge Reggiani qui peinait à lire ses propres paroles sur un télésouffleur que l’on avait pourtant placé à 3 pieds de sa face aux FrancoFolies de 1993. Rien de cela ne s’oublie. Rien. On les aime tellement ces artistes-là, ce sont les derniers que l’on voudrait voir ainsi dépossédés de tout.

Samedi soir, à la fin de la soirée et après quelques huées (rares, mais quand même…), plusieurs se sont rassemblés sur le bord de la scène pour souffler des bisous au Roi BB et lui demander de rentrer tranquillement dans son château de Las Vegas pour y faire de beaux rêves. Parce qu’avec lui, même s’il ne semblait pas trop s’en rendre compte, on venait de vivre un cauchemar. Crisse de vieillesse.

***

Tiens, v’là t-y pas Charles Aznavour, avec ses 90 ans bien sonnés, qui remet ça une fois de plus au Centre Bell le 17 septembre prochain. J’ai passé une dernière soirée en sa compagnie il y a quelques années à la Maison symphonique. Le souffle court, il avait chanté plutôt mal en se frottant les yeux comme un enfant fatigué qui veillait trop tard. On lui doit entre autres une superbe chanson dans laquelle on retrouve les mots : «Il faut savoir quitter la table…»
http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/521942/le-roi-dechu/
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Mini-fée
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Re: B. B. King et les boogaloos

le Mar 08 Juil 2014, 17:07

http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/521942/le-roi-dechu/[/quote] ---------  Très bon texte, effectivement.


Tiens, v’là t-y pas Charles Aznavour, avec ses 90 ans bien sonnés, qui remet ça une fois de plus au Centre Bell le 17 septembre prochain.
[...] On lui doit entre autres une superbe chanson dans laquelle on retrouve les mots : «Il faut savoir quitter la table…»

"Il faut savoir quitter la table... lorsque l'amour est desservi."

Justement, l'amour est-il desservi???

La question se pose: peut-on vraiment "forcer" de telles vedettes à se produire devant public si elles ne le souhaitent pas? Peut-être, mais il est permis d'en douter.

Et si je pose plutôt la question à l'inverse: peut-on empêcher de tels artistes à faire ce qu'ils aiment probablement le plus au monde, c'est-à-dire être sur scène?

La chanson d'Aznavour ne se termine-t-elle pas ainsi:
"Il faut savoir, mais moi je ne sais pas!"


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Major Léa
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Re: B. B. King et les boogaloos

le Mar 08 Juil 2014, 18:10
Ça se discute...
Personnellement, je préférerais quitter pour ne pas risquer de terminer sur une "mauvaise note".
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Re: B. B. King et les boogaloos

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